Universität Erfurt

Die katastrophische Feerie

Workshop 1 (27.-28. September 2012): La Féerie en France vers 1900: un genre entre les médias et une figure pour penser la modernité

Der Workshop findet in französischer und englischer Sprache statt.

La journée d’étude vise à la réhabilitation de la féerie, un genre quelque peu oublié de nos jours, mais qui connut une très grande popularité dans la deuxième moitié du 19e siècle ainsi qu’au début du 20e siècle en France.

 

Tout comme d’autres formes du théâtre boulevardesque, la mise en scène sous forme de tableau qui renoue avec la tradition des tableaux littéraires du 18e siècle est caractéristique de la féerie. Il s’agira alors non seulement de regarder de plus près l’existence continuelle de cette forme de mise en scène au théâtre, mais aussi les processus de transformation inter- et transmédiale de la féerie après 1900. À cet effet, on peut nommer le transfert au cinéma, p. ex. par George Méliès, mais aussi l’emploi de structures reprises à la féerie dans le récit moderne, de comme l’ont fait p.ex. Flaubert, Céline ou Proust à Céline en passant par Proust, ainsi que dans l’autobiographie ou dans l’essai (p.ex. chez Jean Genet).

 

L’enjeu de notre journée d’étude sera alors de poser la question de savoir d’où vient la fascination au cours des siècles pour la féerie. Quelles sont ses fonctions culturelles en tant que forme de mise en scène spectaculaire au-delà du théâtre dans la culture du 20e siècle? Ce qui apparaît décisif pour cette forme de modernisation de la féerie n’est pas tant sa mise en valeur esthétique par la littérature symboliste au début du 20e siècle que sa mise en spectacle par la culture populaire (qui comprend, entre autres, la mise en scène de phénomènes scientifiques ou politiques).

 

La journée d’étude a pour objectif de discuter la puissance de transformation que met en œuvre la féerie et qui mène à l’idée d’une discontinuité spectaculaire. Comment peut-on rendre productives les implications théoriques jusqu’ici délaissées? La féerie peut-elle être interprétée comme une figure de la pensée qui dévoile des ambivalences et des processus d’imagination d’une modernité à la fois merveilleuse et catastrophique? La „féerie dialectique“ que Walter Benjamin mentionne dans une étude préalable à ses recherches sur les passages parisiens semble pourrait indiquer une piste. Afin de mettre en valeur la féerie comme figure de la pensée d’une modernité esthétique ainsi qu’épistémologique, une approche interdisciplinaire s’impose.

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